Cultes Rameaux – 5 avril 2020

Culte des Rameaux

proposé par nos pasteurs

 

Parole d’accueil

 

1.1  Mot de salutation

 

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

Béni soit quiconque, aujourd’hui, accueille la paix du Seigneur !

Jésus est entré à Jérusalem pour célébrer la Pâque.

Il désire aussi entrer chez vous pour vous emmener sur son chemin.

Jadis, les enfants des Hébreux l’ont accueilli en déposant des vêtements et des rameaux à ses pieds.

Ils chantaient :

« Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Accueillons-le à notre tour en chantant.

Chant Ps 47 B. Chantez le Dieu saint !

 

  1. Chantez le Dieu saint ! Frappez dans vos mains !
    Venez l’acclamer, Peuples rassemblés,
    Vous tous, et partout, Réjouissez-vous !
    C’est le Dieu vivant, C’est le Tout-Puissant !
    Le grand roi qui fait Sentir en effet
    Sa force au travers De tout l’univers.

 

  1. Il nous a fait voir Quel est son pouvoir :
    Tout doit s’incliner Sous sa volonté,
    Et ses ennemis Lui seront soumis.
    Mais pour ses élus, Il a maintenu
    La part de ses biens Qu’il réserve aux siens,
    A son peuple aimé, A son héritier.

 

  1. Ce Dieu, le voici Qui se montre ici.
    Jouez et chantez, Dites ses bontés :
    Sur son trône saint, Il veut être craint.
    C’est lui le vrai Dieu Qui règne en tous lieux,
    Le Dieu tout-puissant Dont la main s’étend
    Comme un bouclier Sur ce monde entier.

 

1.2  Louange

Nous aussi, accueillons notre Seigneur comme la foule l’a acclamé alors qu’il entrait à Jérusalem :

Portes, ouvrez-vous largement ! Ouvrez-vous, portes anciennes ! Hosanna, laissez entrer le roi glorieux !

Qui est ce roi glorieux ?

C’est le Seigneur, notre Sauveur : Il vient. Il bouscule nos habitudes, il balaie nos idées fausses, il pardonne notre péché, il nous parle de l’amour de Dieu.

Portes, ouvrez-vous largement ! Ouvrez-vous, portes anciennes ! Hosanna, laissez entrer le roi glorieux !

Qui est ce roi glorieux ?

C’est le Seigneur, le Messie : Il vient. Il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne. Semblable au soleil levant, il a fait briller sur nous la lumière pour nous éclairer et diriger nos pas sur le chemin de la paix.

Portes, ouvrez-vous largement ! Ouvrez-vous, portes anciennes ! Hosanna, laissez entrer le roi glorieux !

Qui est ce roi glorieux ?

C’est le Seigneur, le Fils de Dieu. Il est venu dans l’humilité pour dénoncer notre orgueil, il a vécu dans la pauvreté pour nous enseigner la vraie richesse, il a proclamé parmi nous la bonne nouvelle de l’amour de Dieu.

Portes, ouvrez-vous largement ! Ouvrez-vous, portes anciennes ! Hosanna, laissez entrer le roi glorieux !

Qui est ce roi glorieux ?

C’est le Seigneur de l’univers, le roi de paix, c’est Jésus-Christ ! C’est lui ce roi glorieux ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

 

 

Nous chantons au Seigneur !

Chant 41-10. Bénissons Dieu, notre roi

 

  1. Bénissons Dieu, notre roi, le puissant roi de gloire !
    De ses bienfaits incessants célébrons la mémoire !
    Et qu’en tous lieux,
    Sur la terre et dans les cieux,
    Montent nos chants de victoire !

 

  1. Bénissons Dieu, notre roi, qui toujours fait justice,
    A l’orgueilleux redoutable, au plus humble propice !
    Riche en bonté,
    Pour ses enfants révoltés
    Son amour est sans limite.

 

  1. Bénissons Dieu, notre roi, célébrons ses louanges,
    Car il demeure à jamais quand tout passe et tout change.
    Il nous entend :
    Adressons-lui notre chant,
    Unis aux chœurs de ses anges !

 

Temps de la Parole

 

2.1  Illumination

 

Seigneur, quand le bruit du quotidien nous empêche d’entendre ta voix,
quand le bruit de nos soucis couvre tes paroles d’espérance,
quand le tumulte de la vie semble nous emporter, éveille nos cœurs à ta Parole.

Seigneur, quand nous n’arrivons plus à discerner ce qui est prioritaire,
quand nous ne voyons plus que l’ombre des choses,
quand nous ne savons plus distinguer l’essentiel du superflu,
ouvre nos yeux à ta présence.

Éveille nos cœurs à la Parole que nous allons lire maintenant,
qu’elle soit notre nourriture, celle qui nous permet d’avancer et de toujours espérer.

Amen.

 

2.2  Lectures bibliques

 

  • 1ère lecture : Ésaïe 50,4-7 ©NBS

4Le Seigneur DIEU m’a donné le langage des disciples, pour que je sache soutenir par une parole celui qui est épuisé ; chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille, pour que j’écoute à la manière des disciples. 5Le Seigneur DIEU m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas rebellé et je ne me suis pas dérobé. 6J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe ; je ne me suis pas détourné des insultes et des crachats. 7Mais le Seigneur DIEU m’a secouru ; c’est pourquoi je n’ai pas été confus, c’est pourquoi j’ai rendu mon visage semblable à du granit, sachant que je n’aurais pas honte.

 

  • 2ème lecture : Philippiens 2,6-11 ©NBS

6Lui qui était vraiment divin, il ne s’est pas prévalu d’un rang d’égalité avec Dieu, 7mais il s’est vidé de lui-même en se faisant vraiment esclave, en devenant semblable aux humains ; reconnu à son aspect comme humain, 8il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort — la mort sur la croix. 9C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a accordé le nom qui est au-dessus de tout nom, 10pour qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, 11et que toute langue reconnaisse que Jésus-Christ est le Seigneur à la gloire de Dieu, le Père.

 

  • 3ème lecture : Matthieu 21,1-11 ©NBS

1Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers le mont des Oliviers, Jésus envoya deux disciples 2en leur disant : Allez au village qui est devant vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée, et un ânon avec elle ; détachez-les, et amenez-les-moi. 3Si quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez : « Le Seigneur en a besoin. » Et il les laissera aller tout de suite.

4Cela arriva afin que s’accomplisse ce qui avait été dit par l’entremise du prophète. 5Dites à la fille de Sion : ton roi vient à toi, plein de douceur, monté sur une ânesse, sur un ânon, le petit d’une bête de somme. 6Les disciples allèrent faire ce que Jésus leur avait ordonné. 7Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, sur lesquels ils mirent leurs vêtements ; il s’assit dessus. 8La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin ; d’autres coupèrent des branches aux arbres et les étendirent sur le chemin. 9Les foules le précédaient et le suivaient en criant : Hosanna pour le Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! 10Lorsqu’il entra dans Jérusalem, toute la ville fut en émoi. On disait : Qui est-il, celui-ci ? 11Les foules répondaient : C’est le prophète Jésus, de Nazareth de Galilée.

 

2.3  Message

Nous voici rendus au seuil de la semaine sainte où nous allons faire mémoire de l’amour qui nous a aimés jusqu’au bout.

Aux Rameaux Christ rentre dans la ville. Pas n’importe quelle ville, dans Jérusalem, qui est la capitale politique et religieuse d’Israël. Dans cette ville faite de contrastes, qui fait à la fois la fierté d’Israël, mais qui, en même temps, est le lieu d’injustice et de travers de toutes sortes. Comme le sont toute vie en société ou en communauté et comme le sont aussi nos vies à chacun(e).

Jésus rentre dans Jérusalem sur un âne : l’âne symbolise la paix ; c’était sur un âne que les rois entraient dans une ville quand ils avaient des intentions pacifiques. L’âne était aussi la monture des patriarches et devait être, comme le dit cette prophétie de Zacharie, la monture du Messie.

Les foules lui rendent hommage. Ils lui réservent un accueil digne d’un roi en étendant des branchages, les rameaux, comme décrit dans le psaume 118. Ils chantent la liturgie propre à la fête des Tentes. L’acclamation n’est pas un souhait de longue vie, un « vive le roi », mais une supplication pour que s’accomplisse le salut d’Israël. Dans cet Évangile, l’appel de la foule adressé à Jésus est maintenant plus pressant : Hosanna ! qui veut dire « Donne le salut ! » c’est-à-dire « Sauve-nous ! ». Et le nom de Jésus signifie « Dieu sauve ! ». Ainsi la foule en l’acclamant dévoile que Jésus est celui qui accomplit la promesse, en vivant jusqu’à l’extrême ce que son nom signifie.

Jésus traverse les foules, les obstacles, les contradictions. A la fin du texte une question : « Qui est-ce ? » demande-t-on… Faut-il alors nous demander « qui est ce roi ? », pour nous ? Il n’y a qu’un moyen de le savoir… c’est de le laisser venir.

Alors ne nous arrêtons pas sur le bord de la route, à observer ce « phénomène » qui passe, celui qui fait cette entrée triomphale à Jérusalem, mais réjouissons-nous de lui appartenir, de faire partie de ses frères et sœurs, en le servant humblement, par la justice, l’amour et les gestes de compassion et de prière.

Ce matin Jérusalem est visitée. Toute ville, toute vie est appelée à recevoir cette visite. Parce que la venue de Dieu ne dépend pas de la justesse de nos cris. Ce n’est pas au nom de notre souffrance, si grande soit-elle, qu’il vient… Il vient « au nom du Seigneur ». Obstinément, résolument, « au nom du Seigneur », il vient. Il ne fait rien de spectaculaire : il vient. C’est un homme qui s’approche d’un autre, c’est une rencontre, un face-à-face.

Aux Rameaux, Le Christ entre dans la ville, au cœur de ce symbole de la vie des hommes… Il entre dans nos vies… Toute sa grandeur se concentre dans sa volonté infinie de rejoindre chacun(e) dans sa condition.

En cette période de confinement, ou chacun est contraint de rester chez lui, savons nous, posons-nous la question savons-nous l’accueillir ? Comment l’accueillons-nous ?

Peut-être est-il déjà là et nous le voyons mal.

Quelle place lui donnons-nous ?

Jésus se tient à la porte de nos vies, à la porte de nos villes…

Quel accueil sommes nous prêts à lui faire… ?

Quelle place sommes nous prêt à lui faire… ?

Ouvrons les yeux ! Ouvrons les yeux de la foi, acclamons notre roi et prions le Seigneur, en toute circonstance ! Car il est entré dans notre vie. Il est entré dans notre vie y compris là où notre foi se trouve mise en question, y compris là où notre prière même, semble vaine, inopérante, sans efficacité aucune, là où précisément il n’y a ni miracle, ni guérison, ni triomphe : il est là, présent, mystérieusement vivant, maître de notre vie, dans ta vie, dans la mienne.

Notre prière ce matin des Rameaux est que l’Esprit de Dieu illumine notre cœur, et nous aide à vivre dans l’espérance ce temps de confinement.

Amen.

 

2.4  Prière

 

Seigneur une ville….. C’est comme un symbole de la vie.

C’est un condensé de toutes sortes de lieux
où s’établissent des relations entre les hommes.

C’est un endroit où la vie se fait… et se défait…,
se construit, ou se détruit…

Oui Seigneur tu entre dans une ville,
Et…. c’est comme si tu voulais passer le seuil de nos existences…

Alors, apprends-nous à t’ouvrir les portes de notre vie.
Car si nous t’accueillons
Si nous t’acclamons…. en vérité,
Rien ne sera plus pareil pour nous.

Seigneur tu entres dans la ville, et cette image résume en fait
tout ce que tu es venu accomplir parmi nous

Tu n’as pas arrêté d’aller… là où se trouvaient les hommes.
Afin de te mêler à leurs vies.

Alors Seigneur, nous t’en prions viens aujourd’hui encore, nous visiter,
viens te mêler à nos vies
apprend-nous à te recevoir. Amen.

(D’après Charles Singer – saisons)

 

Chant 21-09. Viens en cette heure

 

  1. Viens en cette heure, ô tendre Père
    Te révéler à tes enfants.
    Ensemble, unis dans la prière,
    Vers toi nous élevons nos chants.

Refrain : Remplis nos cœurs par ta présence
De foi, d’amour et d’espérance.

 

  1. Permets, Seigneur, qu’à ta voix sainte
    Nos cœurs se rangent sous ta loi,
    Vivant toujours selon ta crainte,
    Conduits et soutenus par toi. Refr.

 

  1. Viens établir sur nous ton règne
    Et nous soumettre à ton amour.
    Pour vivre ainsi que tu l’enseignes,
    Arme nos bras jour après jour ! Refr.

 

2.5  Prière d’intercession

 

Seigneur,
Comme la foule nous crions à toi :
viens Seigneur, dans nos vies !

Apprends-nous à t’accueillir,
que les traces de ton passage restent à jamais ineffaçables
dans notre cœur et dans notre esprit,
pour tous les jours de notre vie jusque dans l’éternité.

Nous te prions pour ceux qui ont besoin d’aide :

pour ceux qui se sentent exclus et isolés :
qu’ils trouvent leur place parmi des autres.
Que ta paix règne en eux.

pour ceux qui voient plus facilement le mal que le bien,
pour qu’ils découvrent l’espérance et la confiance.
Que ta paix règne en eux.

pour ceux qui sont en deuil :
qu’ils aient des personnes avec qui partager leur tristesse
et qu’ils retrouvent goût à la vie.
Que ta paix règne en eux.

pour ceux qui ne se soucient de rien :
qu’ils se rendent compte de leur responsabilité vis-à-vis des autres.
Que ta paix règne en eux.

pour ceux à qui l’avenir fait peur :
qu’ils soient assurés de ta tendresse et de ta bienveillance pour eux.
Que ta paix règne en eux.

 

Donne maintenant à notre prière
la profondeur des paroles que Jésus lui-même nous a laissées :

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite,
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés
et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent: le règne, la puissance et la gloire.
Pour les siècles des siècles.
Amen.

 

Bénédiction 

 

« Voici, je me tiens à la porte et je frappe.
Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte,
j’entrerai chez lui et je souperai avec lui
et lui avec moi».                                            (Ap 3,20)

 

 

 

 

Un petit souvenir en plus…

 

Un petit souvenir du culte des rameux d’il y a quatre ans…cette mosaïque qui représente cet âne qui porte le Christ,

Nous l’avions commencée avec tous celles est ceux qui étaient présents lors du culte des Rameaux et nous l’avions terminée petit à petit tout au long des semaines qui ont suivi avec tous celles et ceux qui pénétraient  dans le temple pour telle ou telle occasion, quelle qu’elle soit.

C’était l’époque où nous pouvions nous rassembler…. Aujourd’hui c’est cet âne qui nous rassemble en nous invitant à être comme lui, porteurs du Christ…

Vos pasteurs Eric et Aymar

 

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