Méditation pour le 29 mars 2020

Pour méditer (culte du 29 mars 2020)

 

Chant 44-15. C’est vers toi que je me tourne

 

C’est vers toi que je me tourne,
Je veux marcher dans tes voies ;
J’élève mes mains pour te rencontrer,
Mon cœur désire te chanter
Pour bénir et célébrer ton saint nom,
Car tu es fidèle et bon.
Seigneur, ô Seigneur, je veux te donner,
Seigneur, ô Seigneur, ma vie à jamais.

 

Mes yeux contemplent ta gloire,
Ta vie ranime ma foi,
Ta paix et ta joie inondent mon cœur,
Toi seul fais tout mon bonheur.
Je veux proclamer que tu es celui
Qui chaque jour nous bénit.
Seigneur, ô Seigneur, je veux partager,
Seigneur, ô Seigneur, ton éternité.

 

 

Prière

Mort et résurrection !

Dans la tombe que je suis, Jésus dort,
Et sur lui, j’ai scellé la pierre de l’oubli.

Ô vie, comment peux-tu mourir ?
Mais le mort n’est pas mort.
II appelle l’Homme et la Femme,
tous les hommes et toutes les femmes
et les recrée dans sa lumière.

Entre la Croix et la Résurrection,
l’Esprit nous donne confiance.

Dans la lumière encore indécise,
dans la lumière qui soudain nous éclaire,
que se brise la porte du tombeau,
que s’ouvre mon cœur de pierre.
Amen.

                                                                                      Texte orthodoxe d’Olivier Clément

 

Les textes du jour

 

  • Ezéchiel 37,12-14  

12C’est pourquoi, prononce un oracle et dis-leur : Ainsi parle le Seigneur DIEU : Je vais ouvrir vos tombeaux ; je vous ferai remonter de vos tombeaux, ô mon peuple, je vous ramènerai sur le sol d’Israël. 13Vous connaîtrez que je suis le SEIGNEUR quand j’ouvrirai vos tombeaux, et que je vous ferai remonter de vos tombeaux, ô mon peuple. 14Je mettrai mon souffle en vous pour que vous viviez ; je vous établirai sur votre sol ; alors vous connaîtrez que c’est moi le SEIGNEUR qui parle et accomplis – oracle du SEIGNEUR. »

  • Romains 8,8-11  

8Sous l’empire de la chair on ne peut plaire à Dieu. 9Or vous, vous n’êtes pas sous l’empire de la chair, mais de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit du Christ, il ne lui appartient pas. 10Si Christ est en vous, votre corps, il est vrai, est voué à la mort à cause du péché, mais l’Esprit est votre vie à cause de la justice. 11Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous.

  • Jean 11,1-45

1Il y avait un homme malade ; c’était Lazare de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe. 2Il s’agit de cette même Marie qui avait oint le Seigneur d’une huile parfumée et lui avait essuyé les pieds avec ses cheveux ; c’était son frère Lazare qui était malade. 3Les sœurs envoyèrent dire à Jésus : «Seigneur, celui que tu aimes est malade». 4Dès qu’il l’apprit, Jésus dit : « Cette maladie n’aboutira pas à la mort, elle servira à la gloire de Dieu : c’est par elle que le Fils de Dieu doit être glorifié. » 5Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare.6Cependant, alors qu’il savait Lazare malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. 7Après quoi seulement, il dit aux disciples : « Retournons en Judée. » 8Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment encore les autorités juives cherchaient à te lapider ; et tu veux retourner là-bas ? » 9Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures de jour ? Si quelqu’un marche de jour, il ne trébuche pas parce qu’il voit la lumière de ce monde ; 10mais si quelqu’un marche de nuit, il trébuche parce que la lumière n’est pas en lui ». 11Après avoir prononcé ces paroles, il ajouta : « Notre ami Lazare s’est endormi, mais je vais aller le réveiller. » 12Les disciples lui dirent donc : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » 13En fait, Jésus avait voulu parler de la mort de Lazare, alors qu’ils se figuraient, eux, qu’il parlait de l’assoupissement du sommeil. 14Jésus leur dit alors ouvertement : « Lazare est mort, 15et je suis heureux pour vous de n’avoir pas été là, afin que vous croyiez. Mais allons à lui ! » 16Alors Thomas, celui que l’on appelle Didyme, dit aux autres disciples : « Allons, nous aussi, et nous mourrons avec lui. » 17A son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau ; il y était depuis quatre jours déjà. 18Comme Béthanie est distante de Jérusalem d’environ quinze stades, 19beaucoup d’habitants de la Judée étaient venus chez Marthe et Marie pour les consoler au sujet de leur frère. 20Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie était assise dans la maison. 21Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. 22Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera. » 23Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » 24– « Je sais, répondit-elle, qu’il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour. » 25Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; 26et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » 27– « Oui, Seigneur, répondit-elle, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. » 28Làdessus, elle partit appeler sa sœur Marie et lui dit tout bas : « Le Maître est là et il t’appelle. » 29A ces mots, Marie se leva immédiatement et alla vers lui. 30Jésus, en effet, n’était pas encore entré dans le village ; il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. 31Les Judéens étaient avec Marie dans la maison et ils cherchaient à la consoler. Ils la virent se lever soudain pour sortir, ils la suivirent : ils se figuraient qu’elle se rendait au tombeau pour s’y lamenter. 32Lorsque Marie parvint à l’endroit où se trouvait Jésus, dès qu’elle le vit, elle tomba à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » 33Lorsqu’il les vit se lamenter, elle et les Judéens qui l’accompagnaient, Jésus frémit intérieurement et il se troubla. 34Il dit : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils répondirent : « Seigneur, viens voir. » 35Alors Jésus pleura ; 36et les Judéens disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » 37Mais quelques-uns d’entre eux dirent : « Celui qui a ouvert les yeux de l’aveugle n’a pas été capable d’empêcher Lazare de mourir. » 38Alors, à nouveau, Jésus frémit intérieurement et il s’en fut au tombeau ; c’était une grotte dont une pierre recouvrait l’entrée. 39Jésus dit alors : « Enlevez cette pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il doit déjà sentir… Il y a en effet quatre jours… » 40Mais Jésus lui répondit : « Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » 41On ôta donc la pierre. Alors, Jésus leva les yeux et dit : « Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé. 42Certes, je savais bien que tu m’exauces toujours, mais j’ai parlé à cause de cette foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé. » 43Ayant ainsi parlé, il cria d’une voix forte : « Lazare, sors ! » 44Et celui qui avait été mort sortit, les pieds et les mains attachés par des bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus dit aux gens : « Déliez-le et laissez-le aller ! » 45Beaucoup de ces Judéens qui étaient venus auprès de Marie et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Un court commentaire

 

Dans ce passage de l’Évangile de Jean, Jésus est confronté à la mort. Pas à la mort abstraite ou théologique, non il est confronté à la mort d’un proche. Et dans ce combat-là, il se montre étonnement humain. Le texte souligne à plusieurs reprise que Jésus est « troublé», ce mot est même bien faible pour traduire en français l’émotion qui l’étreint.

La mort de Lazare atteint Jésus profondément, de la même que nous atteint le départ de celles et ceux que nous aimons

Trois fois les sœurs de Lazare et la foule lui pose la question de sa réelle puissance…comme pour l’acculer à lui-même…

Et le Christ pleure … car la mort le déchire, comme nous.

Le Christ pleure, car il est l’un des nôtres. Il est solidaire de ceux qui souffrent, de ceux qui doutent de ceux qui attendent…     Alors n’ayons donc pas honte de nos larmes, elles sont partagée et habitées par celui qui a vaincu la mort.

Jésus veut établir en nous de nouveaux espaces de vie, alors que nous combattons vainement, révoltés et résignés, dans les impasses de nos vies. Cette vie nouvelle qui nous vient du Christ peut nous rendre le courage de rassembler les miettes de vie éparses chez nous et chez les autres et faire de nous, pour les autres, des « compagnons de vie ».

Et en même temps laissons-nous habiter par l’Esprit qui comme le décrit si bien cette vision d’Ézéchiel, souffle sur nous et nous fait sortir de nos tombes… Il souffle sur nous et nous ramène à la vie. Tout  comme autre fois il a délivré Israël de l’Exil ou de la servitude. Non les pleurs et la souffrance ne sont pas la fin. Elles n’ont pas le dernier mot !

Une telle espérance rappelle à la vie, elle nous tire vers une atmosphère plus saine, elle déroule nos bandelettes qui nous retiennent prisonniers, elle fait regarder vers le haut.

 

 

 

Chant 52-06. Pour inventer la liberté

Pour inventer la liberté,
Brisons nos murs de solitude.
Pour accueillir la vérité,
Brisons nos vieilles habitudes !

Refrain
Dieu nous appelle aujourd’hui
A nous lever de nos tombeaux ;
Dieu nous appelle aujourd’hui
Pour nous donner un cœur nouveau.

Pour que renaisse notre espoir,
Brisons les murs de l’impossible !
Pour que fleurisse l’amitié,
Tissons les liens de l’invisible ! Refr.

Pour partager sur nos chemins
Nos cris de joie, nos chants de peine,
Pour découvrir chaque matin
L’Esprit qui fait germer la graine, Refr.

Prière

L’art des petits pas

 

Seigneur, je ne te demande pas de miracles ni de visions, mais je demande la force pour le quotidien ! Donne-moi de discerner ce qui est essentiel et ce qui est secondaire.

Je te demande la force, la maîtrise de soi et la mesure, que je ne me laisse pas emporter par la vie, mais que j’organise avec sagesse le déroulement de la journée. Aide-moi à faire face aussi bien que possible à l’immédiat et à reconnaître l’heure présente comme la plus importante.

Donne-moi de reconnaître avec lucidité que la vie s’accompagne de difficultés, d’échecs, qui sont occasions de croître et de mûrir. Fais de moi un homme, capable de rejoindre ceux qui gisent au fond.

Donne-moi non pas ce que je souhaite, mais ce dont j’ai besoin. Apprends-moi l’art des petits pas !

                                                                                                   (D’après Antoine de Saint-Exupéry)

 

Et, comme tes enfants, nous voulons encore te prier ainsi :

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,

que ton règne vienne,

que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,

pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés

et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal.

Car c’est à toi qu’appartiennent :

le règne, la puissance et la gloire.

Pour les siècles des siècles.

Amen.

 

Bénédiction

 

« Le Seigneur de la paix nous donne lui-même la paix, en tout temps et en toute circonstance. Sa grâce est avec tous et avec chacun d’entre nous ».

 (D’après II Thes 3).

 

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