Interreligieux

Rencontrer l’autre

Apprendre à se connaître, à découvrir l’autre tel qu’il est, à se rencontrer, et savoir souhaiter et partager les fêtes, tout ceci permettrait certainement de bien mieux vivre ensemble !

Vœux communs des responsables religieux

Pessah – Pâques

Une rencontre judéo-chrétienne  au centre communautaire israélite de Belfort le dimanche 23 février 2020 a connu un franc succès et a permis à chacun de découvrir les traditions liées à ces fêtes dans chacune des communautés : juive catholique et protestante.

L’approche a même été culinaire, permettant aux nombreux participants de découvrir les saveurs d’un repas de Seder !

Quand des scolaires découvrent les différents lieux de cultes

Le rectorat de Belfort et les autorités religieuses de la région ont été pionnières en matière de laïcité en proposant aux scolaires du territoire et de la Haute-Saône une découverte des différents lieux de cultes catholiques, protestants, juifs et musulmans, en petits groupes, chacun accompagné par des membres des différentes communautés religieuses. Ils y étaient accueillis par les représentants de ces cultes.

Une initiative unique, pionnière, qui a passionné tous les participants, enseignants, accompagnateurs et élèves, et permis de côtoyer l’ « autre » et de voir les caractéristiques des différents lieux.

Deux journées complètes ont déjà permis à 16 classes de faire cette découverte, et la demande pour rééditer ceci est très forte. Une journée prévue fin mars 2020 a dû être annulée et une autre est prévue début juin 2020.

Voir l’article de presse de l’Est Républicain du 21 février 2020

Pour découvrir et souhaiter les différentes fêtes :

Calendrier des fêtes juives

Calendrier des fêtes orthodoxes

Calendrier des fêtes catholiques

Calendrier des fêtes musulmanes

Association interreligieuse AGIRE NFC

Nouvelle association interreligieuse dans l’Aire Urbaine

Une nouvelle association voit le jour dans l’Aire urbaine : celle du Groupe interreligieux du Nord Franche-Comté (Agire-NFC). Elle regroupe les responsables des trois religions monothéistes. Le groupe existait déjà depuis 1991, mais n’avait pas encore été officialisé de manière juridique. Les statuts ont été signés à la Grande Mosquée de Belfort le 18 mars 2019.

« Se connaître, s’estimer, s’entraider »

Autour de cette association on retrouve quatre responsables religieux : Dominique Blanchet, évêque du diocèse de Belfort-Montbéliard, Elysé Mayanga Pangu, inspecteur ecclésiastique de l’Eglise Protestante Unie de France, Laurent Hofnung, vice-président de la communauté israélite de Belfort et Ali Sahab, président de l’association des musulmans du Territoire de Belfort.

« L’objet de cette association, c’est de chercher des relations entre les différentes religions, nous sommes tous les enfants d’Abraham », dit Dominique Blanchet. C’est un lieu de visibilité des religions abrahamiques dans l’Aire Urbaine, rassemblant non seulement les responsables mais également les fidèles de chaque religion. « Le fait de devenir une association de loi 1901 nous met en capacité de parler à l’opinion publique, mais aussi aux autorités », affirme Elysé Mayanga Pangu.

Thème choisi cette année pour Agire-NFC : la fraternité. Le groupe se retrouvera régulièrement tous les deux mois pour « se connaître, s’estimer, s’entraider, par besoin de se redire le message de paix et d’y travailler pour vivre en bons citoyens », a précisé le père Jean-Marie Baertschi, un des membres fondateurs.

Pour Ali Sahab, le groupe « est une rencontre intellectuelle pour réfléchir sur le fond commun de notre foi et nous enrichir de nos sensibilités différentes. » « Ce n’est pas pour faire du syncrétisme, mais pour créer des conditions du vivre ensemble. Nous ne sommes pas naïfs, cette fraternité est difficile, elle nécessite beaucoup d’écoute », a ajouté Mgr Blanchet.

« Vivre un groupe interreligieux est vital pour nous »

« Vivre un groupe interreligieux est plus que nécessaire, c’est vital pour nous », nous a confié Slimane Gharbi de la communauté musulmane : « face à l’actualité et parce que notre pays traverse une zone de turbulences inquiétante – agressions des femmes voilées, profanations des églises et des synagogues – il est vital de réfléchir sur le lien qui nous unit, le caractère sacré de chaque vie ».

Dans cette perspective, l’importance du dialogue est grande car « les mots peuvent réparer les maux » selon la belle formule de Bouabdallah Kiouas, vice-président de l’association des musulmans.

L’association interreligieuse permet de lutter contre les amalgames. Laurent Hofnung de la communauté israélite nous a dit l’importance que revêtait pour sa communauté la présence des musulmans à la célébration organisée à la synagogue au lendemain de l’attentat de « Charlie Hebdo » et « Hyper Cacher » en 2015. « Ils ont tout de suite répondu présent, solidaires, parce que l’on se connaissait bien ! ». Belle façon de ne pas laisser aux extrémistes le dernier mot.

Longue et belle vie à la nouvelle association déjà si riche en liens fraternels et travail accompli en presque trente ans d’échanges !

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